
Elaboré en collaboration avec le CFPPA Ariège Comminges
Présentation du métier :
L’ouvrier sylviculteur réalise les travaux nécessaires à la création, l’entretien, l’amélioration et le renouvellement des peuplements forestiers.
Il intervient avant ou après les coupes, selon les besoins du chantier : préparation de terrain, plantation, dégagement, débroussaillement, dépressage, taille de formation, élagage sylvicole, protection des plants, entretien des jeunes peuplements et abattage.
Son métier est directement lié à la gestion durable des forêts et à l’adaptation des peuplements aux enjeux climatiques.
Activités principales :
L’ouvrier sylviculteur intervient à différentes étapes de la vie d’un peuplement forestier. Ses principales activités sont les suivantes :
- préparer les sols avant plantation ou régénération ;
- planter les jeunes arbres ;
- protéger les plants contre le gibier ;
- entretenir les plantations ;
- réaliser des dégagements autour des jeunes arbres ;
- sélectionner les tiges d’avenir ;
- effectuer des travaux de dépressage ou de nettoiement ;
- débroussailler les parcelles ;
- participer à l’amélioration des peuplements ;
- intervenir sur des chantiers d’abattage ;
- participer à des chantiers de reboisement ;
- intervenir sur des travaux de restauration de milieux naturels ;
- réaliser des travaux liés à la défense des forêts contre l’incendie ;
- contribuer à des opérations de réouverture paysagère.
Compétences attendues :
Le métier d’ouvrier sylviculteur demande des compétences techniques, une bonne connaissance du milieu forestier et une capacité d’adaptation aux différents types de chantiers.
Le professionnel doit être capable de :
- reconnaître les principales essences forestières ;
- comprendre les stades de développement d’un peuplement ;
- identifier les objectifs sylvicoles d’un chantier ;
- appliquer les techniques de plantation ;
- réaliser des travaux de dégagement ;
- effectuer des travaux de dépressage ;
- utiliser des outils manuels ;
- utiliser des outils motorisés ;
- entretenir son matériel ;
- travailler avec une débroussailleuse, une tronçonneuse, un croissant, un sécateur, une tarière ou un broyeur ;
- respecter les consignes de sécurité ;
- préserver les habitats naturels, les sols et la biodiversité ;
- prendre en compte les objectifs du gestionnaire forestier.
Conditions d’exercice :
Le travail se réalise en extérieur, en équipe ou en autonomie, avec des déplacements fréquents de chantier en chantier.
Les périodes d’activité varient selon les saisons :
plantation en période favorable ;
dégagements au printemps et en été ;
débroussaillement selon les besoins des chantiers ;
travaux d’amélioration des peuplements tout au long de l’année ;
interventions d’abattage ou d’entretien selon les objectifs de gestion.
Le métier demande de l’endurance, de la précision, un bon sens de l’observation et le goût du travail en milieu naturel.
Formations pour accéder au métier :
Les principales formations permettant d’accéder au métier d’ouvrier sylviculteur sont les suivantes :
- Niveau 3 : CAP agricole Travaux forestiers (Formation de base pour les travaux forestiers, la plantation, l’entretien des parcelles et les premières techniques d’exploitation.)
- Niveau 3 : BPA Bûcheron (Constitue une base solide pour les travaux forestiers manuels, notamment lorsque le poste associe bûcheronnage, débroussaillement et entretien de parcelles.)
- Niveau 4 : BP Responsable de chantiers de bûcheronnage manuel et de sylviculture (Formation particulièrement adaptée aux travaux sylvicoles, à l’organisation de chantier, au bûcheronnage manuel et à l’entretien courant des matériels forestiers.)
Qualités professionnelles recherchées :
Le métier d’ouvrier sylviculteur demande :
- de l’endurance ;
- de la rigueur ;
- de la précision ;
- de l’autonomie ;
- un bon sens de l’observation ;
- une bonne connaissance du milieu naturel ;
- le respect des consignes ;
- une forte attention à la sécurité ;
- le goût du travail en extérieur ;
- une sensibilité à la gestion durable des forêts et à la biodiversité.


